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Résurrection

Connaissances


Résurrection du Christ :
tableau de Johann Heinrich Tischbein 

Le mot résurrection vient du latin via le moyen français (resurrectiun, première moitié du XIIe siècle), formé sur le supin resurrectum de resurgere, littér. se lever une nouvelle fois. Avec une majuscule, Résurrection désigne le passage physique de Jésus-Christ de la mort, suite à sa crucifixion, à la vie manifestée le matin de Pâques, « le troisième jour, selon les Écritures » (1 Cor. 15, v.4). (Les exégèses divergent sur le moment exact de la crucifixion par rapport à la Pâque juive et aux différents calendriers juifs alors en usage.)

Signification biblique du terme

Bien que l'Ancien Testament fasse déjà allusion à des résurrections, c'est dans le Nouveau Testament que l'on trouve un traitement de la question de la résurrection en tant qu'objet propre de foi. Elle est généralement désignée, dans les manuscrits et dans l'archétype en langue d'origine, par le terme grec (anastasis), signifiant littéralement « (re)lèvement » ou action de lever ou d'être levé un nouvelle fois, c.-à-d. à partir d'une position couchée, évoquant le sommeil, la latence ou l'abandon, probablement dans le même sens que la racine hébraïque – signifiant par ailleurs bien d'autres choses. « Résurrection », qui nous vient de l'adaptation latine, peut donc, et pourrait-on dire devrait, être remplacée par un terme plus proche sémantiquement comme "relèvement".

La chose mérite d'être rappelée : dans le christianisme, d'après les écrits du Nouveau Testament, la résurrection, ou relèvement, n'implique absolument pas la mort physique (voir notamment Jean 11:11-13 ; Cf. Jean-Marc Rouvière, Le silence de Lazare, Paris, Éditions Desclée De Brouwer, 1996). C'est ce qui fait de la résurrection, dans le christianisme, une réalité qui peut être comprise de diverses manières, aussi bien en tant que retour à la vie physique qu'en tant que prodige (à distinguer de miracle), ou en tant que symbole de l'œuvre de foi (point précisément évoqué par Jésus-Christ (voir Jean 3:3-12 ou Jean 10:10) et particulièrement développé par Paul (voir notamment II Corinthiens 5:17).

Dans le christianisme naissant

La résurrection est donc cet objet de la croyance au relèvement des morts qui n'était pas partagée par tous les croyants du judaïsme à l'époque de Jésus, comme nous le laisse par exemple comprendre le passage en l'évangile selon Matthieu, chapitre 22, verset 23 : "Ce même jour, des sadducéens vinrent le trouver. Ils prétendent que les morts ne ressuscitent pas. (...)"

L'évangile selon Matthieu, selon ce que nous enseigne la critique textuelle, témoigne encore de l'importance de cette question posée par le christianisme dans la communauté juive de Palestine et d'Asie mineure. Cette question se trouve également évoquée dans d'autres passages de l'Évangile, mais également ailleurs dans le Nouveau Testament, principalement les lettres pauliniennes (ou « Épîtres de Paul ») et dans le livre des Actes des Apôtres.

Dans Actes, la question du relèvement des morts, à cause de la Résurrection de Jésus, devient un enjeu central de prédication auprès des Juifs (voir la prédication de Pierre aux Juifs rapportée dans Actes 2:14-36). Des thèmes aussi importants que la Vie éternelle, le Salut ou le Royaume des Cieux sont, il semble, incompréhensibles sans que soit considéré le relèvement des morts tel que conçu par le christianisme. Hormis l'emphase sur la résurrection dans le ministère de Jésus (plusieurs résurrections lui sont attribuées : la fille de Jaïre, l'esclave d'un centurion romain, le fils d'une veuve épleurée, et l'ami de Jésus, Lazare), le compte-rendu des tout débuts de l'Église qu'offre Actes témoigne avec puissance de l'intérêt de la question du relèvement des morts.
 
 
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