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Définition de la Mort

Connaissances


Définition de La Mort !



La mort est en biologie l'arrêt définitif des fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d'un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l'organisme mort sous l'action de bactéries ou de nécrophages.



La mort cellulaire désigne l'arrêt des fonctions de base d'une cellule. Elle est qualifiée de programmée lorsqu'elle intervient après que le programme cellulaire commande l'arrêt général des fonctions cellulaires (on parle alors d'apoptose). La cellule peut aussi mourir par manque de nutriments ou d'oxygène, ou bien de lésions, provoquées par exemple par une action mécanique ou chimique extérieure, ou par l'utilisation des ressources propres de la cellule pour une autre fonction que sa fonction initiale dans le cas d'une infection virale.



Pourquoi meurt-on ?

La vie dépend de la bonne marche d'un certain nombre de fonctions: la respiration (au sens large, en incluant la distribution d'oxygène par la circulation sanguine), la digestion, l'excrétion (reins, foie), le contrôle nerveux des organes, etc. Selon les altérations subies par les cellules, ces fonctions vitales sont entravées, puis arrêtées. C'est alors la mort pour cause:

* d'insuffisance respiratoire;
* de dénutrition;
* d'empoisonnement, par accumulation de substances toxiques normalement filtrées et excrétées par les reins et le foie.




Définition médico-légale

La mort est le moment où le corps commence à se décomposer. Médicalement, certains états mènent irrémédiablement à la mort, alors même que des cellules du corps continuent à vivre. C'est le cas de la mort cérébrale.

La mort cérébrale désigne l'arrêt des signaux électro-encéphalographiques du cerveau humain. C'est d'après ce critère que l'on constate le décès d'une personne en médecine légale.

Cette définition légale est importante, car c'est elle qui va permettre des actes tels que le prélèvement d'organes pour la transplantation. On peut pour cette raison maintenir des personnes en état de mort cérébrale sous respiration artificielle, lorsque le cœur continue à battre spontanément : cela permet de maintenir les organes en bon état en vue d'un prélèvement. Cependant, cela donne aussi l'illusion aux proches que la personne est encore en vie.

Mais dans la plupart des cas, le décès est constaté par un médecin par des signes cliniques caractérisant un arrêt cardio-circulatoire prolongé. Cela peut être un échec des tentatives de réanimation cardio-pulmonaire par une équipe médicale, ou bien la constatation par un médecin généraliste à domicile pour une personne que l'on sait en fin de vie (personne âgée ou bien souffrant d'une maladie diagnostiquée).

Dans certains pays, le médecin remplit alors un certificat de décès comportant la date et l'heure de la constatation de la mort, l'identité de la personne décédée, les causes suspectées, l'absence de contre-indication à une inhumation ou à une crémation.




Signes de la mort :

Le premier signe de la survenue de la mort est l'arrêt cardio-respiratoire :

* la personne ne parle pas et ne bouge pas, elle ne réagit pas lorsqu'on lui parle et ou qu'on la touche;
* on ne perçoit plus sa respiration même lorsque l'on est sûr que ses voies aériennes sont libres;
* elle ne réagit pas aux insufflations;
* les pouls centraux (carotidien ou éventuellement fémoral chez l'adulte et l'enfant de plus de un an, huméral chez le nourisson) ne sont pas perçus — notons que ce critère n'est pas fiable en raison de la difficulté d'affirmer qu'un pouls est absent (notamment en raison du propre pouls de la personne qui contrôle, qui est renforcé par le stress).

Mais ces éléments ne sont pas suffisants pour déterminer la mort (dans certains cas, une personne en arrêt cardio-respiratoire peut être réanimée). Il peut y avoir dans les secondes suivant l'arrêt cardiaque :

* une respiration d'agonie bruyante (stertoreuse), un râle (le gasp) ;
* des tremblements, provoqués par la libération de calcium.

Très vite viennent s'installer :

* une pâleur provoquée par l'arrêt de la circulation sanguine, notamment visible au niveau des muqueuses (par exemple intérieur des paupières et des lèvres) ;
* une dilatation des pupilles (mydriase aréactive symétrique, personne dite « pleins phares ») ;
* une froideur (selon la température extérieure) ; la température interne est d'ailleurs une des manières de situer l'heure d'un décès récent.

Le relâchement des muscles provoque une apparition de marbrures bleues sur la peau : les veines se dilatent, faisant apparaître la couleur du sang pauvre en dioxygène. Le relâchement des sphincters provoque également l'émission d'urine et de matière fécale.

Vient ensuite les lividités (livor mortis, le sang s'accumulant vers le bas) puis la rigidité cadavérique (rigor mortis). La rigidité cadavérique apparaît 2 à 3 heures après le décès, puis disparaît au bout de 2 à 3 jours lorsqu'apparaît la putréfaction (en climat tempéré).

Les signes de décomposition se caractérisent par une odeur nauséabonde caractéristique et par l'apparition de tâches vertes sur la peau (apparaissant d'abord au niveau de l'abdomen), l'apparition de gonflements, puis par la dégradation visible du corps. Le corps peut également être dévoré par des animaux (vers, charognards) ; en climat tempéré et en présence d'insectes (mouches), la ponte suit la mort de quelques heures, les œufs éclosent au bout d'environ deux jours et les larves se transforment en insectes au bout d'environ deux semaines, selon la température.

La putréfaction peut être interrompue ou retardée par le froid ou bien par des techniques d'embaumement, ainsi que par des techniques de thanatopraxie.

La mort et l'humanité

La mort est un changement particulier, celui de l'Homme dans son principe. A ce titre on peut dire que seul l'Homme meurt. La plupart des philosophes s'accordent sur le fait que c'est la conscience de la mort qui caractérise l'Homme par rapport aux animaux. En paléontologie, la découverte de rites funéraires est un élément important pour déterminer le degré d'éveil social d'un hominidé.

Cette conscience de la mort est un moteur de cohésion sociale (s'unir pour résister aux calamités, aux ennemis) et d'action (réaliser quelque chose pour laisser une trace). Elle est à l'origine de la réflexion métaphysique. C'est aussi ce qui donne la puissance symbolique à des actes tels que l'homicide et le suicide.

La philosophie des Lumières en Europe, incitant à la maitrise de la nature, suggère l'avènement d'une domination de la dégradation du corps de l'Homme. L'idée de la mort se déplace par ce fait de la sphère de la foi (mort fatalité) vers la sphère de la raison (mort accidentelle). Ce déplacement s'illustre par l'évacuation des morts hors de la cité et semble constituer l'espoir destinal de cette civilisation.

Hegel explique le lien social, et notamment les relations maître/esclave, par la lutte à mort pour la reconnaissance.

André Malraux fonde l'héroïsme humain dans la conscience de la fraternité des Hommes dans la mort, fraternité qui peut s'exprimer par des combats politiques (contre le fascisme par exemple) ou par des œuvres d'art.

 
 
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